Cie des Sens Théâtre de l'Obstiné
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Prochaines représentations :


30 juin 2013

Dimanche 30 juin à 17h30
Festival Chercheurs d'étoiles
Lot (46)

Infos :
festivalchercheursdetoiles.org/spectacles#prune




Théâtre de l'Opprimé

6 > 17 février 2013

Du mercredi au samedi à 20h30
et le dimanche à 17h

Théâtre de l'Opprimé
78/80 rue du Charolais
75012 Paris

Infos / Réservations :
theatredelopprime.com/lagedeprune.html

Traduction inédite de la pièce par Julia Hennig et Adeline Arias.
RESUME

A l’approche de la mort de leur mère, Céline et Eléonore sont amenées à faire un bilan de leur vie à travers un échange intense de lettres. Comme dans un jeu enfantin plein d’humour, elles revisitent leur passé habité par toutes les femmes de la famille qui vivaient dans la vieille maison de leur enfance.

Trois générations de femmes qui "luttaient contre les griffes de l’abandon et de l’âge". Céline et Eléonore, poursuivies par l’odeur du vin de prune de leurs grand-mères, embarquent pour un voyage vers le passé.

Leurs souvenirs révèlent des conflits et des secrets de famille qui sont restés longtemps inavoués ; des rêves qui ne se sont pas accomplis ; des peurs et des frustrations des femmes d’une famille conservatrice face aux changements de la vie moderne et de la condition de la femme dans la nouvelle société.

L’émotion est toujours présente mais ne bascule jamais dans le pathos, les situations cocasses ne cessent de s’enchaîner laissant une grande place à l’humour. On y découvre une vieille tante qui se lamente de ne pas pouvoir voler alors qu’elle est persuadée d’être un ange. On assiste à une chasse à la souris mémorable ou encore à la scène de deux grand-mères qui goûtent enfin à la liberté en s’enfuyant à vélo.

Leur voyage dans le passé les amène au moment où tout se bouscule dans l’histoire de cette famille : pour sauver les femmes de la maison, les deux petites filles décident de juger le temps et il est mis aux arrêts. Le temps est arrêté en chaque femme de la maison et elles ont alors suffisamment de temps pour s’enfuir du temps.

Comme un saut mortel qui les sépare de l’ivresse de leurs ancêtres, une à une, ces femmes quittent la vieille maison et les racines qui les enchaînaient au passé. Certaines s’exilent dans les rêves, d’autres partent en volant, d’autres pédalent jusqu’à disparaître. Mais certaines restent. Il y en a certaines qui décident d’être un arbre, et d’autres un oiseau…
ARISTIDES VARGAS

Aristides Vargas est né à Cordoba, en Argentine, en 1954.
Il suit sa formation théâtrale à l’Université de Cuyo.
En 1975 il s’exile à cause du coup d’état en Argentine. Ce fait marquera fortement son oeuvre dramaturgique.
En 1977, il s’instale de façon permanente en Équateur où il fonde le groupe Malayerba (« Mauvaise Herbe »), qu’il dirige toujours. Il a pris la direction d’importantes compagnies latino américaines, comme la Cie Nationale de Théâtre du Costa Rica, le groupe Justo Rufino Garay du Nicaragua, le groupe Taller del Sótano du Mexique et la Cie Ire de Porto Rico ».
Il est, entre autres, l’auteur de « Jardín de Pulpos », « La edad de la ciruela », « Pluma », « Donde el viento hace buñuelos » et « Nuestra Señora de las Nubes ».

La thématique de sa dramaturgie tourne autour de la mémoire, du déracinement et de la marginalité. Santiago Ribadeneira Aguirre affirme : « Les textes d’Aristides Vargas parlent de la présence de l’absence. (…) un théâtre de l’oubli et du souvenir, lesquels ne sont jamais neutres. (…) Les personnages d’Aristides Vargas sont délibérément déambulatoires et n’ont pas d’espace définit ou définitif. Ils existent dans l’exercice de l’oubli et du souvenir, car leur identité personnelle est comme la conscience qui accompagne celui qui pense : ce dont on veut bien se souvenir et ce que l’on veut oublier.
JEAN-PAUL DENIZON

Note de Mise en Scène

Quelquefois notre passé est comme un mort qui nous suit partout. Et comme tous les morts que l’on n’arrive pas à envoyer dans leur monde, il s’interpose sans cesse entre nous et les autres : il nous empêche de vivre.
Le texte d’Aristides Vargas parle de ce sujet avec beaucoup d’humour et une faculté à faire rire exceptionnelle. L’histoire est simple : deux soeurs ont vécu leur enfance dans une maison maintenant remplie du souvenir des morts. Des mortes, devrait-on dire, car leur monde a été peuplé de femmes : des grand-mères, des tantes, des servantes. Pas d’homme, sauf le rappel vague d’un père, mort lui aussi. La dernière survivante, la mère, va mourir. Les deux soeurs, dont l’une vit encore dans la maison, échangent une correspondance dans laquelle elles parlent de leur passé commun pour tenter de le comprendre, et surtout de s’en libérer afin de pouvoir commencer à vivre, vraiment, sans cette présence permanente des morts qui les hantent et les tirent sans cesse en arrière.
Et, magie du théâtre, peu à peu ces lettres deviennent vivantes et les deux soeurs revivent leur passé comme au présent. Elles le reconstruisent en réincarnant leur propre personnage, mais aussi toutes les autres femmes de la maison.
S’ensuivent des scènes loufoques, oniriques, à la limite de l’invraisemblable, mais qui nous donnent toujours à réfléchir sur nous-mêmes, sur ce qui nous constitue et à comprendre que tant qu’un individu n’a pas clarifié son passé, sa vie présente en est troublée.
Puisque, dans cette histoire, le temps se présente en désordre, qu’il s’agit d’explorer des univers mentaux et des mondes affectifs, le décor devra donner l’impression, mais seulement l’impression, d’un bric à brac d’objets et de meubles, de lieux, car ce sont eux qui le plus souvent sont les garants de la mémoire.
La mise en scène tentera de rendre compte de ce climat particulièrement émouvant que l’on pourrait nommer visite des lieux de la mémoire. Pour mieux vivre dans le présent avec soi-même et les autres.
Jean-Paul Denizon (janvier 2012)


Jean-Paul DENIZON – Metteur en scène

> Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris (1974-76)
Rencontre avec Peter Brook (1979)
> La Cerisaie, aux Bouffes du Nord, mise en scène Peter Brook. (1979)
> La Tragédie de Carmen, mise en scène de Peter Brook. (1981)
> Directeur associé pour Peter Brook, dirige la troupe de Carmen à New-York au Lincoln Center, à Tokyo, Athènes, Jérusalem, Perth, Glasgow, Rome, etc (1984-89)
> Le Mahabharata, comédien et assistant de Peter Brook. (1985-89)
> Le Mahabharata, Le film. (1988)
> La Tempête, mise en scène de Peter Brook. (1991)

A partir de 1991, se consacre à l’écriture et la mise en scène :
> Mise en scène à Rome et Milan de Il viaggio dell’ uomo che cercava dont il est également l’auteur en collaboration avec Jean Claude Carrière.
> En collaboration avec le Théâtre Ouvert de Paris, mise en espace de Les yeux d’encre de Arlette Namiand à Rome.
> Dirige, pour le premier Festival du Théâtre Italien d’Aujourd’hui au Théâtre du Petit Montparnasse, mises en espaces et lectures. (1992)
> Mise en scène à Rome de Un Singe à l’Académie d’après F. Kafka. (1992-93)
> Mention Spéciale du Jury du prix «Théâtre italien contemporain» décerné par la Société Italienne des Auteurs (SIAE) pour l’adaptation française de Marina et l’autre de Valeria Moretti. (1993-94)
> Directeur artistique du Jeune Théâtre Européen du Luxembourg. (1993-95)
> Adaptation française et mise en scène de Un Singe à l’Académie d’après Un Rapport à l’Académie de Kafka à Luxembourg. (1994)
> Dans le cadre de «Luxembourg capitale européenne de la culture 1995» mise en scène pour le Jeune Théâtre Européen de Les Rêves d’Anne Frank de Bernard Kops.
> Participe au Festival d’Avignon 1995 avec Un Singe à l’Académie d’après Kafka, au Théâtre du Chêne Noir.
> Mise en scène de La dispute de Marivaux au Théâtre du Renard à Paris. (1996)
> Mise en scène de Hamlet sauce piquante de Aldo Nicolaï à Athènes. (1996-97)
> Adaptation française de Rendez-vous à l’auberge de Valeria Moretti. (1997-98)
> Mise en scène de Frida Kahlo, une palette rouge sang de Valeria Moretti. (1999)
> Création en Allemagne (Nuremberg) pour la Cie Mummpitz de Salto und Mortale, auteur et metteur en scène. (2000)
> Adaptation et mise en scène du Conte de l’île inconnue de José Saramago, à Nuremberg pour la Cie Mummpitz. Obtient le prix du Public et le prix du Jury pour son spectacle Salto und Mortale au Festival Bavarois du Théâtre à Ingolstadt. (2001)
> Reçoit le Bayericher Theater Preis (2002) à Münich pour Salto und Mortale, prix décerné pour le meilleur spectacle jeune public de l’année en Allemagne.
> Mise en scène au Théâtre Daniel Sorano de Malaga de Paul Emond. (2003)
> Création au Théâtre Daniel Sorano de Moi qui marche, auteur et metteur en scène. (2004)
> France Culture, adaptation de Rendez-vous à l’auberge de Valeria Moretti. (2004)
> Mise en scène et auteur, au Théâtre d’Ingolstadt (Allemagne) de Le Coeur froid, tiré de la nouvelle de Wilhelm Hauf. (2007)
> Mise en scène à Nuremberg pour la Cie Mummpitz de Pikko die Hexe. (2007)
> Adaptation française de Ongles de Valeria Moretti. (2008)
> Mise en scène et co-auteur de Prometheus, à Nüremberg pour le Théâtre Mummpitz. (2009)
> Mise en scène et co-auteur de Willi und die grosse Mauer pour le Théâtre Mummpitz. (2009)
> Mise en scène à Rome, à la Fonderia 900, des Trois soeurs de Tchékov. (2010)
> Mise en scène à Catania (Théâtre National de Sicile) de Il drago de Evgueni Schwartz. (2011)

Formateur (depuis 1985)
> Dirige de nombreux stages en France : Bourges, Valenciennes, Clermont-Ferrand, Grenoble, Besançon, Laon…
Et à l’étranger : Rome, Milan, Glasgow, Berlin, Munich, Hambourg, Francfort, Perth, Athènes, Liège, Luxembourg, Lausanne, Bruxelles, Amsterdam, Catane, Cagliari, etc…
> Université de Rome-La Sapienza : conférences sur le théâtre, laboratoires.
> Dirige régulièrement des stages de formation pour les intermittents du spectacle, stages conventionnés par l’AFDAS, fonds d’Assurance Formation pour les métiers de la Culture et de la Communication.

Adeline Arias – Comédienne
C’est lors de sa formation universitaire à Montpellier où elle obtient un Master 2 d’Arts du Spectacle qu’elle participe à la création de Ia compagnie théâtrale Erinnyes qui deviendra Le Théâtre de l’Obstiné. Elle interprète des rôles dans des pièces de théâtre contemporain : Après la pluie de Sergi Belbel (2002), Chroniques d’après Xavier Durringer (2003), Les Dingues de Knoxville de Joël Jouanneau, La grande Construction (création) de Delphine Padovani (festival quARTiers libres: à Montpellier – 2005), Siddhartha d’après le roman d’Hermann Hesse (2010) et travaille sur les auteurs vivants au travers de lectures mises en espace : A tous ceux qui de Noëlle Renaude (2004), Marie des grenouilles de Jean-Claude Grumberg (jeune public – 2005), L’appétit du pire & 1+1=3 de Perrine Griselin (2009). Elle suit une formation de clown et de jeu burlesque avec Serge Poncelet. Elle joue dans deux spectacles de clown : Les Ploubell’Girls et Le cabaret des Ploubell’Girls. Elle suit ensuite une formation professionnelle de théâtre avec la compagnie aiA, sous la direction de Jean-Paul Denizon. Elle est assistante sur la création d’Etre humain d’Emmanuel Darley, mise en scène de Jean-Marc Bourg (Cie Labyrinthe) et sur Le Mystère de la météorite, mise en scène de Laurent Vacher et Benoît Di Marco (Cie du Bredin). En 2011, elle présente sa première mise en scène : Flexible, hop hop! d'Emmanuel Darley.


Julia Henning - Comédienne
En 2010, elle obtient un Master 2 Erasmus Mundus en Etude du Spectacle Vivant à l’Université Paris 8 sur le théâtre de Peter Brook. De 2004 à 2008, elle travaille dans la Cie Titere Azul, à São Paulo, avec le metteur en scène Rafael Rios Filho. Elle a joué dans les spectacles : Le Théâtre des Merveilles, de Miguel de Cervantes (2004) ; L’île Inconnue, d’après le texte de José Saramago (2004) ; Maria Rosa, de Rafael Rios (2005) ; La Petite Jardinière et le Géant, basé sur un mythe chinois (2007-2008) ; Siddhartha, d’après le roman d’Hermann Hesse (2010) et Flexible, hop hop !, d’Emmanuel Darley (2011). Elle suit des stages avec les comédiens : Julia Varley (Odin Teatret) en 2008, Yoshi Oida et Tapa Sudana en 2009. A été co-fondatrice du Laboratoire Expérimental d’Art Education et Culture à la Faculté d’Education de l’Université de São Paulo et y a été enseignante de théâtre de 2006 à 2008. Elle suit la formation professionnelle de théâtre avec la Cie aiA, sous la direction de Jean-Paul Denizon (2009-2011). En 2011, elle obtient le 3ème prix dans le concours de l’OISTAT - Organisation Internationale des Scénographes Techniciens et Architectes de Théâtre : «8th OISTAT Theatre Architecture Competition 2011», à Prague.
SCENOGRAPHIE

La scénographie se développe autour d’un arbre qui symbolise toutes les femmes enracinées dans cet espace, cette vieille maison. C’est pour ça qu’il est composé de vêtements féminins, teints en vert et en marron. A côté, une armoire anime tous les jeux d’enfance des deux filles et abrite toutes leurs fuites imaginaires. L'arbre et l'armoire sont les éléments principaux qui définissent l’espace scénique, ce lieu de la mémoire et du souvenir, intérieur et extérieur à la fois, dans lequel toutes les histoires de la famille se recomposent. La scénographie se complète avec de nombreuses vieilles valises. A travers le jeu des comédiennes, les valises sont déplacées sur toute la scène, mais elles ne voyagent jamais. Pleines de souvenirs, de douleurs et d’espérance, elles sont très présentes sur scène, justement parce qu’elles ne sont jamais parties.


Maria Kefalaki – Scénographe
Architecte de formation (Ecole Polytechnique d’Athènes – diplômée depuis 2009), elle a toujours été intéressée par le croisement des différents arts et notamment les rapports entre le spectacle vivant et l’architecture. En 2006 elle participe à la scénographie de la pièce de théâtre Jeu avec Brecht présenté à Athènes en 2009. En 2008, pendant son séjour en France dans le cadre du programme Erasmus, elle présente à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles son mémoire vidéo intitulé De la danse à l’architecture. Fin 2009, elle obtient son diplôme d’architecte avec la présentation à l’école d’architecture d’Athènes de son projet de fin d’études intitulé Chorégraphie d’un marché. Depuis 2010 elle vit à Paris et travaille dans des agences d’architecture, développe des projets personnels et participe à de nombreux concours. En 2010 elle participe à la muséographie d’un musée à Syros en Grèce. En 2011, elle obtient le 3ème prix dans le concours de l’OISTAT - Organisation Internationale des Scénographes Techniciens et Architectes de Théâtre : «8th OISTAT Théâtre Architecture Compétition 2011», à Prague. Danseuse amateur, elle participe aussi au dernier spectacle de Richard Siegal, Civic Mimic, présenté au Théâtre de Chaillot en 2011.


Laurent Blondeau – Scénographe
Architecte DPLG, de l’Ecole Nationale supérieure d’architecture Paris Malaquais (2007), il n’a jamais pu se résoudre à se spécialiser. L’architecture a été pour lui une synthèse de tous les univers qui le touchaient. Du concept à la matière, de l’objet à l’espace, ses rêves doucement idéalistes l’ont poussé à rester indépendant depuis son diplôme. Depuis 2007, il travaille avec de nombreux architectes pour la conception et la communication de leurs projets. Par le biais de l’outil informatique, il réalise des maquettes virtuelles, maquettes d’étude qui deviennent des images de synthèse exprimant l’univers et l’ambiance que l’architecte veut communiquer. Mener cette activité lui a permis de tester des projets allant de la scénographie à l’urbanisme, et de savoir synthétiser spatialement des idées comme des émotions. Depuis son diplôme il participe aussi à plusieurs concours et cherche à développer ses passions. En 2011, il obtient le 3ème prix dans le concours de l’OISTAT - Organisation Internationale des Scénographes Techniciens et Architectes de Théâtre: «8th OISTAT Théâtre Architecture Compétition 2011», à Prague.



Photographies : Laurent Blondeau (Auditorium Louis Lumière mai 2012)
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Cie des Sens - Association Internationale des Arts et Cultures
(Association Loi 1901)

23 Rue du Tunnel – 75019 PARIS
Tél : +33 6 45 12 99 97
E-mail : cie.des.sens@gmail.com
Site internet : http://ciedessens.blogspot.com



Théâtre de l’Obstiné
(Association Loi 1901)

11 allée Alquier Debrousse – 75020 PARIS
Tél : +33 6 64 97 06 52
E-mail : moc.liamg@enitsbo.t
Site internet : www.flexible-leblog.com


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